Le 03 janvier 2006, l'arrivée de la famille Petitgenet a été annoncée pour le 17 janvier 2006. Monsieur Marc m'a demander de les accueillir à l'aéroport avec Fakaye, qui sera leur chauffeur pendant ce séjour. Très content de la nouvelle, j'ai téléphoné à mon grand frère Amidou Sidibé, pour qu'il informe les ressortissants de Yorola de l'arriver de nos amis Marc et son épouse Marie Joe..
La date arrivée, à 1 heure du matin, Amidou Sidibé, et moi sommes aller à l'aéroport avec Fakaye. Quand l'avion de la Royal Air Maroc atterri, il y avait à bord, mes chaleureux amis, monsieur Marc et sa femme. Mon cœur battait de joie. Quelques minutes plus tard voilà monsieur Marc sortir de l'aéroport. Nous nous sommes diriger l'un vers l'autre, les bras ouverts. Les accolades, les salutations. Madame Marie-Joe était encore dans le hall, pour attendre la sortie des bagages. Quand madame Marie-Joe sortie enfin, nous nous sommes dirigés vers elle, pour lui prendre les valises et les amener dans la 4X 4. Après nous nous sommes rendu à hôtel plaza.
Monsieur Marc et madame Marie-Joe se sont reposés un peu jusqu'à 11 heures. Heures à laquelle ils ont commencé les courses d'amitié. Nous sommes aller à la cathédrale pour voir monsieur Casimir, l'homme par qui tout passe. Là, nous avons discuté sur le problème de créer un Site Web pour Yorola. Marie-Joe à demander à Casimir comment on peut trouver quelqu'un pour mettre Yorola sur la toile mondiale ? Et lui a parlé de Sylvestre. Ainsi Sylvestre s'est vu confier la tâche de mettre Yorola sur le Web. Après le gentil couple a un peu visiter Bamako et puis quelques heures de repos et à 19 heures c'était le rendez-vous avec Amidou, et moi. Dans cet entretient, il était question de faire de l'inauguration. Le 18 janvier 2006, Amidou a quitté avec une délégation des ressortissants de Yorola à Bamako, pour aller préparer la fête sur place, prévue pour le 19 janvier 2006. |
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Pour monsieur Marc et madame Marie-Joe, la matinée du mercredi était libre, mais l'après midi, nous devions quitté Bamako, Marc et Marie-Joe, Casimir et moi, pour aller à Bougouni à bord de la 4X4 conduite par Fakaye.
A Bougouni nous sommes accueillis à bras ouverts par les sœurs de la Divine Providence , de la mission Catholique. Elles ont mis des chambres à notre disposition. La nuit nous sommes aller manger ensemble dans une gargotte au bord de la route de Sikasso. Il y avait avec nous les trois religieuses qui nous hébergeaient. C'était la joie, des photos souvenirs des causeries d'amitié.
Comme la route Bougouni-Yanfolila est longue et non bitumé, il fallait que l'on quitte tôt Bougouni. Le réveil fut fixer à 6 heures et le départ prévu pour 7 heures. Nous sommes aller prendre notre petit déjeuner à Yanfolila. Nous étions en compagnie de Sœur Isabelle de la communauté religieuse de Bougouni où nous avons passé la nuit. Yanfolila est à une distance de 81 Km de Bougouni. Après le petit déjeuner dans la capitale du Wassoulou, nous sommes aller visiter la Radio Wassoulou. Après, nous avons pris la route pour Yorola situé à une distance de 47 kilomètres de là.
La route de Yorola se sépare de celle de Kalana à 9 kilomètres de Yanfolila vers la droite. (au carrefour de Solona)
En route nous nous sommes arrêté à la mission Catholique de Gualala. Puis sommes partis sur Siekorolé, le chef lieu de l'arrrondissement du même nom dont fait parti mon village. Yorola est situé au Nord de Siékorolé.
Et nous voilà arriver à Yorola. Toute la population était sortie pour nous accueillir et ainsi que les délégations des cinq villages qui appartiennent au même secteur de CMDT que Yorola.
Dès que nous sommes descendu de voiture, l'accueille traditionnelle, c'est à dire l'eau dans une calebasse, la Cola qu'une jeune fille a donné à Marc et Marie-Joe. Après l'accueille traditionnel, la présentation des personnalités de Yorola et les délégations des villages voisins. |
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Après la danse traditionnelle des chasseurs, la délégation a pris place sous un grand arbre. Tout cela se passe dans la joie et sous les applaudissements. Dans la foule, les élèves de Yorola avaient dessiné sur des feuilles de cahier, les drapeaux de France et du Mali. Qu'ils avaient fixés au bout de petits bâtonnets, qu'ils balançaient, alignés de part et d'autres de la route formant un haie d'honneur.
Des banderoles étaient aussi visibles où il est écrit : « Bienvenue à Marc et Marie-Joe ». De la de joie de partout, un slogan : « Yorola - Marc et Marie-Joe. » Ce jeudi 19 janvier fut une grande fête pour Yorola. La plus grande depuis la création du village par l'ancêtre Yoro Sidibé, lui aussi chasseur.
Les élèves étaient très heureux de revoir Marc et Marie-Joe à Yorola, parce que la dernière fois que Marc et Marie-Joe sont passés par-là, ils leur avaient donné beaucoup de fournitures scolaires. |
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Quand les délégations venues de France, Bamako et Bougouni ont pris place, eut lieu le discours de bienvenue, puis la présentation de chacun des membres de la délégation. On pouvait voir le grand bonheur de monsieur Marc et de son épouse, qui ont été présenté par moi-même à la population de Yorola.
Cette présentation fut suivit du discours du secrétaire général de la Mairie de « Séré-Moussa-ani-Samou », dont Yorola fait partit.
Dans son discours, il a parler sur le fondateur du Village, Yoro Sidibé, et de la situation géographique de Yorola, de sa population, sa culture, ses infrastructures et ces besoins. |
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Ensuite la population a chargé le secrétaire général d'annoncer à monsieur Marc que désormais, il prend le nom de Yoro Sidibé, fondateur du Village ; et à madame Marie-Joe, qu'elle prend le nom de Sira Sidibé, ma mère.
Après cela, ce fut la remise des diplômes de reconnaissance, décernés par les ressortissants de Yorola à Bamako. Les diplômes ont été remis par Amidou Sidibé à monsieur Marc dit Yoro Sidibé et à madame Marie-Joe dite Sira Sidibé.
Il a été remis à monsieur Marc les diplômes de monsieur Jacques et de madame Martine, qui malheureusement n'ont pas pu faire le déplacement.
Monsieur Marc dit Yoro a été chargé de leur remettre leur diplôme en France. |
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Quand cela fut terminer nous nous sommes rendu vers le forage pour la coupure du raban symbolique, coupé par monsieur Marc dit Yoro. Après, nous sommes revenu sous les grands arbres où les musiciens et les chasseurs nous attendaient. Il y avait un cameraman, un photographe pour immortaliser les instants. Après quelques temps de musique et de danse, nous nous sommes rendu au bord du fleuve sankarani, où se trouve un campement bozo, voisin des habitants de Yorola. Nous y avons assistée à une petite course de pirogue faite par les enfants bozo, pour remercier monsieur et madame Petitgenet.
Après cela nous sommes retourné pour le repas copieux offert par le village de Yorola aux généreux donateurs de leur forage et de biens d'autres choses. |
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Les femmes de Yorola, les plus courageuses, sont restées là à taper des mains et à danser, tellement elles étaient contentes de ce que monsieur et madame Petitgenet ont fait pour elles.
Les remerciements et les bénédictions se succédaient à l'endroit de nos hôtes du jour. Nous nous sommes arrêté sur le chemin du retour à Solenkoro (3 Km de Yorola) pour visiter le dispensaire des 6 villages, où toutes les femmes de ces villages viennent accoucher.
Arrivés à Solenkoro, le public était là aussi nombreux pour nous accueillir. Après la visite du dispensaire, le chef de village a pris la parole. Il a demandé à monsieur Marc et à sa femme de nous venir en aide pour améliorer les conditions de ce dispensaire.
Ils ont écoutés avec beaucoup d'attention. |
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Comme ce même jour nous devrions passer la nuit à Bamako, il était 16 heures, nous avons donné vite au revoir au secteur de Solenkoro.
Nous sommes arrivés à Bougouni, toute la délégation très heureuse de l'accueil qui nous a été réservé à Yorola.
Sœur Elisabeth qui nous accompagnait est de retour chez elle. Ces deux autres consœurs sont venues nous saluer et demander des nouvelles de la fête. Monsieur Marc de répondre que la fête était très belle. Sœur Elisabeth à son tour de me dire Sidibé, merci, c'était très bien, tu as bien organisé. Je suis contente de ce que tu as fait pour la délégation. Je lui ai répondit que j'étais moi aussi très content qu'elle soit venu jusqu'à Yorola.
Arriver à Bamako, le chauffeur m'a d'abord déposer chez moi, ensuite Casimir puis Marc et à sa femme à l'hôtel. Ensuite le vendredi « Yoro et Sira » ont continuer leur visite du Mali profond avant de nous revoir le 24 janvier 2006, jour de leur retour en famille.
Avec le recul, quand je pense, un couple qui se permet de faire des investissements de telle envergure, cela est vraiment remarquable et à la foi inoubliable, c'est la voie vers la fraternité universelle.
Bravo ! à « Yoro et Sira Sidibé » sans oublier monsieur Jacques et madame Martine. Grâce à eux Yorola a son forage, son eau potable, sa vie.
Monsieur Marc et sa femme sont aujourd'hui devenu les citoyens d'honneurs de Yorola.
Je suis fière des ces Français.
Seydou Sidibé. |